A
26 ans, Irie Kane fait partie de cette génération
de jeunes Martiniquais bercée par une
multitude de genres musicaux. Il grandit au
carrefour des cultures caribéennes
riches en couleurs musicales (Reggae, Ragga,
Zouk), auxquelles se rajouteront par la suite
toutes les musiques urbaines (Hip-Hop, Dancehall,
Groove), ce qui se traduit dans l’éclectisme
de ses tendances et de ses choix musicaux.
Déjà connu des Sound Systems
et de la scène underground, Irie
Kane sort un premier single “Folie
meurtrière” en 2004, qui le
fait remarquer et entraîne une invitation
à participer en 2004 à l’album
“Dis l’heure de Ragga”,
produit par Passi. “Le prochain sur
la liste” est le premier album d’Irie
Kane. Auteur-compositeur, il a pris le temps
de le travailler et le peaufiner avec patience.
Les collaborations qu’il s’est
attaché ont été choisies
avec soin, tant au niveau de l’écriture,
qu’au niveau de la réalisation.
Certains titres aux couleurs «roots
reggae» (“Folie meurtrière”
ou “Mis les nerfs”) ont été
réalisés par Stepper (albums
de Pierpoljack, musicien de Bjork avec la
célèbre section rythmique
Sly & Robbie), lequel donne aux morceaux
une authenticité toute jamaïcaine.
Teetoff, réalisateur des albums de
Laam, Angun, apporte lui toutes les tendances
« urbaines et actuelles » (“Zkèl
Zem”, “Sur les ondes”,
ou encore “Jump non stop”),
donnant à Irie Kane ses « sons
» et une écriture musicale
redoutablement efficaces. Dernière
recrue, Kas, dont c’est la première
réalisation discographique, apporte
la touche finale «Dancehall »
(“Juste un jeu”, “Roule
avec nous”) et toute la fougue de
sa jeunesse. Un tel album ne pouvait se
passer d’invités et featurings.
Les premiers compagnons de route d’Irie
Kane sont là : Offix Lee et Babidi
(“Roule avec nous”), Firestorm
(“Le prochain sur la liste”).
Enfin Umphrey vient poser sa voix unique
sur le très langoureux “What
U need”. Irie Kane, dessine au cours
de cet album sa vision du monde, de son
monde. Il peut y être aussi bien optimiste
que très critique.
Il n’oublie pas non plus les îles
qui l’ont vu naître, comme en
témoigne le très beau “Simen
Bo Kay” aux accents créoles,
ou le très festif “Changer
tout ça”, ska endiablé.
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